Par certains côtés rythmiques , cette fantaisie ressemble étrangement à l'opus 63 (l'élégiaque) que j'ai travaillé en son temps.
Comme tu m'as donné envie de jouer cette pièce, j'ai édité la partition et j'ai déchiffré : Sor c'est mon copain.
Voilà mon analyse côté jury :
Pas assez de rigueur rythmique : la pulsation, la pulsation et rien que la pulsation !
Comme toutes les fantaisies de Sor, on peut être fantaisiste sur le tempo lent ou rapide, pas sur la rigueur du rythme, sur les nuances et sur le discours. Sor et Mozart, même combat !
1° partie : c'est andante largo - Les accords Mi m d'introduction sont trop arpégés et c'est indiqué forte. Faut rentrer dans le lard !
Il y a 2 temps de silence et on répond sur des accords piano. Puis forte à nouveau sur l'accord de Si7 etc etc.
La valeur des notes, des soupirs, des silences et les nuances ne sont pas bien respectées.
ex 1° partie
3° mesure le mi du 3° temps est une noire, pas une croche.
Mesures 7 et 8 (+ d'autres), les accords sont indiqués avec un point au dessus : ça doit sortir piano subito puis étouffé et sur le temps.
Les doubles croches de fin de mesures qui accentuent la note de la mesure suivante sont jouées SUR le temps et leur durée est trop longue. Ce sont des notes à jouer très "pêchues", très accentuées.
Mesures 48 à 54 : soupirs et demi-soupirs pointés complètement ignorés.
ex 2° partie =
Mesure 47, c'est croche - noire - 2 doubles, il y a donc un contre temps à jouer et un autre mesure suivante.
Mesures 49 et 51 : le 2° temps, c'est 1/4 de soupir pointé - TRIPLE croche - double croche avec son lié - Triple croche
Donc pour moi, discours de la 1° partie = c'est triste de partir.
La 2° partie c'est "un poco mosso" et on passe de 4/4 à 2/4 = je la conçois donc un peu plus gaie, l'espoir d'un retour en quelque sorte, on se remémore les bons souvenirs.
Bon à part ça, faut pas se prendre le choux, et c'est très agréable à écouter.
Rythmiquement parlant, mon prof m'a déteint dessus et quand on participe à des jury d'examens, on y apporte une plus grande attention.
Bon ! t'ai-je bien descendu ?
