Heitor Villa-Lobos, Mazurka-chôro
Posté : jeu. juin 18, 2020 1:29 pm
Chers amis guitaristes,
Je partage avec vous mon interprétation de la "Mazurka-Chôro", de Heitor Villa-Lobos,
La Mazurka-chôro est le premier mouvement de a Suíte Populaire Brésilienne (1908-1912), basée sur de danses européennes élaborés selon la tradition des « Chôros ».
Les cinq morceaux qu'elle comporte mettent en valeur l'esprit du chôro serti dans les formes et rythmiques des danses de salon venues de l'ancienne Europe au même titre que le tango argentin et la habanera cubaine. Ce chôro dont Villa-Lobos disait qu'il représentait « l'âme musicale du peuple brésilien » se caractèrise par une certaine mélancolie. C'est au phrasé de la mélodie et au style de son accompagnement qu'il se définit encore aujourd'hui sur le plan musical, dans la tradition de ces chorôes qu'a fréquentés Villa-Lobos dans sa jeunesse. Mazurka, Scottish, Valse et Gavotte n'auraient rien de typiquement brésilien si le musicien n'y avait précisément incorporé ces ingrédients exotiques qui métamorphosent le modèle : jusqu'au cœur de la Valse dont la tonalité sombre et triste s'éclaire progressivement, de la Gavotte qui porte l'empreinte d'une discrète mélancolie, et de la Mazurka si proche de Chopin par sa charge nostalgique. Avec le Chôrinho, Villa-Lobos retrouve la vitalité des rythmes afro-brésiliens que la guitare, sous des doigts experts, traduit à merveille selon la pratique des musiciens populaires.
Ces cinq pièces de nature romantique doivent leur charme à la spontanéité de leurs mélodies qui s'appuient sur la clarté, la couleur et la plénitude de l'écriture spécifique de la guitare : Villa-Lobos a su construire cet équilibrre subtil qui confère à l'instrument son double rôle de soliste et d'accompagnateur. (JACOBS, Rémi, Heitor Villa-Lobos, Paris, France, Bleu nuit éditeur, 2010. p. 29-30)
Musicalement
Pedro Rocha
Je partage avec vous mon interprétation de la "Mazurka-Chôro", de Heitor Villa-Lobos,
La Mazurka-chôro est le premier mouvement de a Suíte Populaire Brésilienne (1908-1912), basée sur de danses européennes élaborés selon la tradition des « Chôros ».
Les cinq morceaux qu'elle comporte mettent en valeur l'esprit du chôro serti dans les formes et rythmiques des danses de salon venues de l'ancienne Europe au même titre que le tango argentin et la habanera cubaine. Ce chôro dont Villa-Lobos disait qu'il représentait « l'âme musicale du peuple brésilien » se caractèrise par une certaine mélancolie. C'est au phrasé de la mélodie et au style de son accompagnement qu'il se définit encore aujourd'hui sur le plan musical, dans la tradition de ces chorôes qu'a fréquentés Villa-Lobos dans sa jeunesse. Mazurka, Scottish, Valse et Gavotte n'auraient rien de typiquement brésilien si le musicien n'y avait précisément incorporé ces ingrédients exotiques qui métamorphosent le modèle : jusqu'au cœur de la Valse dont la tonalité sombre et triste s'éclaire progressivement, de la Gavotte qui porte l'empreinte d'une discrète mélancolie, et de la Mazurka si proche de Chopin par sa charge nostalgique. Avec le Chôrinho, Villa-Lobos retrouve la vitalité des rythmes afro-brésiliens que la guitare, sous des doigts experts, traduit à merveille selon la pratique des musiciens populaires.
Ces cinq pièces de nature romantique doivent leur charme à la spontanéité de leurs mélodies qui s'appuient sur la clarté, la couleur et la plénitude de l'écriture spécifique de la guitare : Villa-Lobos a su construire cet équilibrre subtil qui confère à l'instrument son double rôle de soliste et d'accompagnateur. (JACOBS, Rémi, Heitor Villa-Lobos, Paris, France, Bleu nuit éditeur, 2010. p. 29-30)
Musicalement
Pedro Rocha