Offenbach, Jacques (1819-1880-de)

Musique romantique (début du XIXe siècle - début du XXe siècle)
Le terme romantique désigne La musique, la peinture influencées par le romantisme qui, à l'origine, est un mouvement littéraire.
Répondre

0
Aucun vote
 
Nombre total de votes : 0

Avatar du membre
Schneider
*3*
Messages : 673
Enregistré le : mer. nov. 04, 2009 11:01 am
Localisation : Paris

Offenbach, Jacques (1819-1880-de)

Message par Schneider » lun. juin 16, 2014 3:13 pm

Jacques Offenbach (1819-1880)


[table=width:100%;border:0px;][tr=text-align: justify;]
[td=border: 0px;]Image
  • Biographie
[tab=30]Jacques (Jacob) Offenbach est un compositeur et violoncelliste français d'origine allemande1, né à Cologne le 20 juin 1819 et mort à Paris le 5 octobre 1880.

[tab=30]Jacob Offenbach naît à Cologne (Allemagne), où son père, Isaac Judas Eberst (1779-1850)2, est cantor de la synagogue. Originaire d'Offenbach-sur-le-Main près de Francfort-sur-le-Main, Isaac adopte le patronyme d'Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808.

[tab=30]Le jeune Jacob révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre ses études musicales à Paris dès 1833, seule ville dans laquelle un artiste juif peut faire carrière à cette époque3. Offenbach est admis à titre dérogatoire au Conservatoire de Paris dans la classe de violoncelle d'Olivier-Charlier Vaslin. Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Ambigu-Comique puis de l'Opéra-Comique. Ayant francisé son prénom en « Jacques », il mène parallèlement une carrière de soliste virtuose. En 1847, il devient directeur musical de la Comédie-Française, grâce à la notoriété acquise par ses mélodies. Il crée son propre théâtre en 1855, les Bouffes-Parisiens, alors situé sur les Champs-Élysées, afin qu'y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autres avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy et y engage ses interprètes fétiches Hortense Schneider et Jean Berthelier.

[tab=30]Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l'opéra-bouffe français, que l'on confondit par la suite avec l'opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival – et néanmoins ami – le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers en 1858, son premier grand succès grâce notamment à son « galop » infernal4, aux Contes d'Hoffmann, en passant par La Grande-duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, La Vie parisienne ou Les Brigands (et le fameux « bruit de bottes » des carabiniers qui arrivent « toujours trop tard. »). Son succès populaire est l'objet de nombreuses jalousies et critiques, Théophile Gautier propageant son image de jettatore (jeteur de sorts) qu'il avait lui-même créée3.

[tab=30]La guerre franco-prussienne de 1870 met brutalement fin à cette « fête impériale » dont Offenbach est devenu en quinze ans l'une des figures emblématiques. Cible d'attaques virulentes des deux côtés du Rhin en raison de son origine germanique (les uns l'accusant d'être un traître, les autres un espion), il quitte Paris quelques jours avant que l'armée prussienne n'en débute le siège (19 septembre 1870). Durant l'année qui suit, on le retrouve à Bordeaux, Milan, Vienne, Saint-Sébastien5.

[tab=30]Il est de retour à Paris en mai 1871, mais l'heure n'est plus à l'humour bouffon et son Boule-de-neige, créé aux Bouffes-Parisiens (d'après Barkouf), en fait les frais tout comme son opéra-comique Fantasio, d'après la pièce homonyme de Musset. Il lance alors vers un nouveau genre : l'« opéra-bouffe-féerie » : Le Roi Carotte sur un livret de Victorien Sardou attire à nouveau les foules au théâtre de la Gaîté, dont Offenbach prend la direction en juin 1873. Ses capacités de gestionnaire sont néanmoins inversement proportionnelles à ses qualités artistiques : le coût exorbitant des productions (par exemple le canon géant dans Le Voyage dans la Lune ou les costumes de La Haine) le conduit à la faillite en 1875. Il règle ses dettes grâce à sa fortune personnelle et une tournée de concerts aux États-Unis en 1876.

[tab=30]Toujours à l'affût des aspirations du public, il adopte avec succès la mode de l'opéra-comique patriotique ou historique dans lequel Charles Lecocq est passé maître depuis l'immense succès de La Fille de madame Angot en 1873, en créant Madame Favart (1878) et La Fille du tambour-major (1879), qui est encore à ce jour une de ses œuvres les plus populaires.

[tab=30]Il meurt dans la nuit du 4 au 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte, quatre mois avant la création de son opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann, alors en répétitions à l'Opéra-Comique6, sans imaginer que cet ouvrage lui apportera enfin la reconnaissance officielle à laquelle il avait aspiré tout au long de sa carrière, devenant l'un des opéras français les plus joués au monde7.

[tab=30]Il est enterré au cimetière de Montmartre (division 9) et sa tombe a été réalisée par Charles Garnier.

[/td]
[td=border: 0px;]Image[/td]
[td=border: 0px;]Image
Image
Naissance :
  • 20 juin 1819
    à Cologne
Décès :
  • 5 octobre 1880
    à Paris (à 61 ans)
Activité principale :
  • Compositeur
Style :
  • Classique
Activités annexes :
  • Professeur de musique
    Violoncelliste
    Directeur de théatre






















.
[/td]
[/tr][/table]
  • Œuvres
Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des ... _Offenbach
  • Barcarolle (Les contes d'Hoffmann - Acte IV, adapt. pour flûte, violon et guitare).
  • Blumenlied (adapt. William Foden pour voix et guitare).
  • La Périchole (adapt. pour guitare Winslow Hayden).
[BBvideo 525,350][/BBvideo]
  • Œuvres pour guitare

Sources :
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.
Je ne comprends pas ce qu'il fait mais il doit avoir raison parce-qu'il est jeune et que je suis vieux (Mahler à propos de Schönberg)

Avatar du membre
Grive Musicienne
*****
Messages : 114
Enregistré le : dim. nov. 28, 2010 9:18 pm
Localisation : Paris
Contact :

Re: Offenbach, Jacques (1819-1880)

Message par Grive Musicienne » lun. juin 16, 2014 11:03 pm

Merci :merci:
Super intéressant de voir qu'un compositeur "majeur" composa pour guitare au moins 12 sonatines.
Sur la couverture est écrit "deuxième cahier"; j'espère que paraîtra un jour le 1er cahier.
Je les ai déchiffrée, c'est sympathique.
Je n'ai pas compris le titre de la n°6.

Quant à la musette op.24, IMSLP (ne) propose (qu')une version piano et violoncelle: http://imslp.org/wiki/Musette,_Op.24_%2 ... Jacques%29

Avatar du membre
Schneider
*3*
Messages : 673
Enregistré le : mer. nov. 04, 2009 11:01 am
Localisation : Paris

Re: Offenbach, Jacques (1819-1880)

Message par Schneider » mar. juin 17, 2014 7:16 am

Salut la Grive !
Grive Musicienne a écrit :[...] Sur la couverture est écrit "deuxième cahier"; j'espère que paraîtra un jour le 1er cahier. [...]
+1 :bravo2:
Grive Musicienne a écrit :[...] Je n'ai pas compris le titre de la n°6. [...]
Il faut lire "Cossacca" (ancienne typo).
Grive Musicienne a écrit :[...] Quant à la musette op.24, IMSLP (ne) propose (qu')une version piano et violoncelle [...]
Hélas oui, c'était surtout pour illustrer un sujet un peu maigre :mrgreen:

Ciao,
Pierre
Je ne comprends pas ce qu'il fait mais il doit avoir raison parce-qu'il est jeune et que je suis vieux (Mahler à propos de Schönberg)

Répondre

Retourner vers « Romantique »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 2 invités