Rouget, dit de Lisle, Claude Joseph(1760-1836-fr)

Musique de la période classique (1750 à 1830)
Depuis la mort de Johann Sebastian Bach au début de la période romantique . Par extension, on appelle « musique classique » toute la musique savante européenne, de la musique de la Renaissance à la musique contemporaine

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PRIVET Francis
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Rouget, dit de Lisle, Claude Joseph(1760-1836-fr)

Messagepar PRIVET Francis » sam. févr. 28, 2015 9:38 am

Rouget De Lisle-portrait-wiki.jpg

Biographie : wiki
Claude Joseph Rouget dit de Lisle1, souvent appelé Rouget de l'Isle, était un officier français du Génie, poète et auteur dramatique, né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier, et mort le 26 juin 1836 à Choisy-le-Roi. Il est l'auteur de La Marseillaise et d'autres hymnes moins connus tels que l'Hymne Dithyrambique sur la conjuration de Robespierre et la Révolution du 9 Thermidor (1794) et Vive le Roi ! (1814).

Né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier, sous les arcades de la rue du commerce où sa mère était descendue de Montaigu au marché. Une plaque a été placée sous les arcades à l'endroit précis. Claude Joseph Rouget de Lisle est le fils aîné1 de Claude Ignace Rouget2 et de Jeanne Madeleine Gaillande3. Son père était avocat au bailliage de Lons-le-Saunier. Avec son frère Claude Pierre, il y passe sa jeunesse, y fait ses études jusqu'au collège.

Sorti de l'École royale du génie de Mézières, il est nommé dans différentes garnisons, dont Mont-Dauphin, où il exerce ses talents de Don Juan4. En garnison à Strasbourg à partir du 1er mai 1791, au début de la Révolution, il fait la connaissance de Philippe-Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, dans une loge maçonnique. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques, dont : l'Hymne à la Liberté pour la fête de la Constitution célébrée à Strasbourg le 25 septembre 1791, dont la musique vient de Ignace Joseph Pleyel et que de Dietrich fait chanter par la foule sur la place d'Armes à Strasbourg. Plus tard, il compose Le Chant de guerre pour l'armée du Rhin, le 25 avril 1792, chanté par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même (et non pas par Rouget de Lisle) pour la première fois en public dans son salon, dès le lendemain 26 avril 5.

Face à l'invasion des armées coalisées, l'Assemblée déclare la « patrie en danger », et les fédérés des provinces gagnent Paris pour participer à la défense de la Patrie. Des fédérés marseillais entonnent et répandent sur leur chemin le chant de Rouget de Lisle, qui était déjà parvenu chez eux. C'est ainsi que Le Chant de guerre pour l'armée du Rhin devient la Marche des Marseillois, puis La Marseillaise.

Rouget de Lisle quitte Strasbourg le 13 juin 1792 pour diriger la forteresse de Huningue.

Le 10 août 1792, Rouget de Lisle est destitué de ses fonctions de capitaine par Lazare Carnot pour avoir protesté contre l'internement de Louis XVI à la suite de la prise des Tuileries. Proche des Monarchiens, il est emprisonné sous la Terreur mais il échappe à la guillotine. En 1795, il est envoyé à l'armée des côtes de Brest sous les ordres du général Hoche, il affronte les Chouans et les Émigrés lors de l'expédition de Quiberon. Il démissionne en 1796 et vit difficilement à Lons-le-Saunier.

Il se montre tout à fait hostile à l'instauration du Premier Empire en 1804 ; il ose même alors écrire à Bonaparte : "Bonaparte, vous vous perdez, et ce qu'il y a de pire, vous perdez la France avec vous !"6

Sous le Ier Empire, il dirige une entreprise de fournitures de vivres auprès des armées.

Rouget de Lisle compose d'autres chants semblables à la Marseillaise et en 1825 il publie Chants français. Il n'arrive pas à percer dans sa carrière littéraire (préfaces, traductions d'ouvrages anglais, mémoires). Il écrit sous la Restauration un hymne royaliste. Mais celui-ci, baptisé Vive le Roi !, ne parvint pas à séduire Louis XVIII, qui n'agréa pas la chanson. Il finira sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. On connait une lettre que Pierre Jean de Béranger lui adresse le 21 juin 1826 à la prison de Sainte-Pélagie où il est emprisonné pour dettes. Sous la Monarchie de Juillet, Louis-Philippe Ier lui accordera une pension viagère. Peu de temps après, il s'éteint à Choisy-le-Roi le 26 juin 1836 à l'âge de 76 ans. Ses cendres furent solennellement transférées aux Invalides le 14 juillet 19157. On peut cependant encore voir sa tombe au cimetière de Choisy-le-Roi.

Les papiers personnels de Claude-Joseph Rouget de Lisle sont conservés aux Archives nationales sous la cote 75AP8.

La Marseillaise
Article détaillé : La Marseillaise.
Les paroles de La Marseillaise sont marquées par les slogans patriotiques, et le style du temps, qu'on retrouve dans les affiches de conscription, ou autres chants, : Aux armes, citoyens !, l'étendard sanglant est levé... Marchons... Il faut combattre, vaincre ou mourir... ou des images littéraires, comme chez Nicolas Boileau : ...Et leurs corps pourris, dans nos plaines, n'ont fait qu'engraisser nos sillons (Ode sur un bruit qui courut, en 1656, que Cromwell et les anglais allaient faire la guerre à la France), comme d'autres chansons, alliant l'idée de patrie à celle de terre nourricière, de défense des plus faibles devant l'envahisseur (l'Europe coalisée contre la France), stigmatisant « les féroces étrangers qui ravissent d'entre nos bras nos femmes et nos enfants ».

La Marseillaise a été traduite dans pratiquement toutes les langues du monde, comme chant révolutionnaire et de résistance, notamment dans les camps de concentration nazis.


Rouget de Lisle chantant la Marseillaise dans le salon du maire Dietrich à Strasbourg.
Rouget De Lisle chantant la Marseillaise à Strasbourg.jpg


Rouget de Lisle chantant La Marseillaise. Tableau d'Isidore Pils.
Rouget De Lisle chantant la Marseillaise.jpg


Hommages
La ville de Lons-le-Saunier a rendu de nombreux hommages à Rouget de Lisle. Le premier en 1882 en lui élevant une statue, commandée à Bartholdi (à qui l'on doit la statue de la Liberté de New York). Puis en célébrant les anniversaires de sa naissance, de son décès ou encore de la composition de La Marseillaise (en 1992). Chaque heure, le carillon du théâtre égrène les premières notes de La Marseillaise pour rappeler aux Lédoniens que son auteur est un enfant du pays. Enfin, en 1996, la ville a inauguré un musée dans son appartement natal.
La rue Rouget-de-L'Isle dans le 1er arrondissement de Paris est nommée en 1879 en son souvenir.
Éric Heidsieck, Hommage à Rouget de Lisle : paraphrase sur La Marseillaise : en vingt-trois variations « à la manière de » (la dernière pour piano à quatre mains). Lyon : Symétrie, 2002 p.
Le train corail reliant Strasbourg à Nice était surnommé « Le Rouget de Lisle »."
Une statue commémorative est située, en son honneur, à Choisy-le-Roi. Ce monument a été commandé par souscription nationale le 23 juillet 1882 et inauguré le 6 juillet 1902 par Justin Germain Casimir de Selves. La place le portant porte son nom. Elle est très fréquentée et est un carrefour routier important du Val de Marne. Une gare routière est située à cet endroit.
Une plaque a été déposée sur sa maison de Choisy-le-Roi, dans laquelle il est décédé (au 6 rue Rouget-de-Lisle).

LaMarseillaise-Boije 1119.pdf
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