Borsilli, Giuseppe (1672-1750-itl)

Musique baroque (1600 à 1750)
Le baroque s’étend environ du début du XVIIe siècle (création de l'opéra) au milieu du XVIIIe siècle (effacement du contrepoint en faveur de l'harmonie), de façon plus ou moins uniforme selon les pays .
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ClassicGuitare
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Borsilli, Giuseppe (1672-1750-itl)

Message par ClassicGuitare » mer. juin 19, 2013 8:24 am

Giuseppe Borsilli (Joseph Porsile) (1672 - 1750)
  • Biographie
Giuseppe Borsilli naquit à Naples, le 5 mai 1672. Son père, Carlo Borsilli, était musicien dans cette ville où il produisit, par exemple, son opéra « Nerone ». Giuseppe Borsilli fit ses études musicales dans l'un des conservatoires de cette ville. Le royaume de Naples était, à cette époque, rattaché au royaume d'Espagne, encore gouverné par les Habsbourg. C'est dans ces conditions que Giuseppe Borsilli fut appelé au service de Charles II, Habsbourg d'Espagne qui était surnommé « l'Ensorcelé » (el Hechizado) ; il fut d'abord second maître de la chapelle royale à Barcelone, puis, en 1697, il devint titulaire de la fonction de premier maître.

En 1700, après la mort sans héritier de Charles II, c'est Philippe V, petit-fils du roi de France Louis XIV, qui fut intrônisé roi d'Espagne. Charles de Habsbourg, fils cadet de l'empereur Léopold Ier avait été désigné par son père pour cette succession. Il avait tenté en vain, de se faire couronner, ce qui avait été une des causes de la guerre qui opposa la France et l'Espagne à une coalition européenne. Giuseppe Borsilli revint alors à Naples. La longue guerre de Succession d'Espagne (elle dura de 1701 à 1714) le retint dans cette ville, où il enseigna le chant et la composition de musiques religieuses dans les nombreux couvents et églises.

Lorsque l'empereur Joseph Ier mourut sans descendance masculine en 1711, son frère Charles, second fils de l'empereur Léopold Ier, fut élu empereur du Saint Empire Romain Germanique sous le nom de Charles VI, rassemblant sur sa tête l'ensemble de l'Empire de Charles Quint (possessions autrichiennes et espagnoles), au grand dam des autres puissances européennes. En 1713, la paix d'Utrecht mit un terme aux agitations de l'Europe et lui permit, à lui qui était un claveciniste émérite, de se consacrer à son goût passionné pour la musique. Il fit venir d'Italie des virtuoses et des compositeurs. Giuseppe Borsilli qui fut du nombre, fut peut-être ainsi récompensé de s'être éloigné de l'Espagne au moment où la domination française des Bourbons s'y établissait.

Giuseppe Borsilli arriva donc à Vienne en 1713. Il avait le titre de maître de musique des enfants de l'empereur Joseph Ier, les archiduchesse Marie Josèphe et Marie Amélie. C'est alors qu'il germanisa son nom en Joseph Porsile, nom sous lequel il assit sa célébrité et passa à la postérité.

À Vienne, il fut un compositeur officiel très prolifique. Outre plusieurs opéras, il composa des oratorios et de nombreuses cantates pour les cérémonies officielles et pour les fêtes et anniversaires de personnalités de la cour ou en l'honneur de monarques étrangers, tels que Louis XV. De 1725 à 1727, Joseph Porsile fut un membre actif de la confrérie viennoise de Sainte Cecile, dont les doyens étaient Johann Joseph Fux et Antonio Caldara (qui ont d'ailleurs, tous les deux, composé pour le luth). Plus tard, Joseph Porsile reçut le titre de compositeur aulique, c'est à dire de compositeur officiel de la cour impériale.

Joseph Porsile fut désigné comme « compositore giubilato » au titre de son opéra Spartaco. Quand cet opéra fut donné à Vienne, le rôle de Gianisbe fut tenu par Faustina Bordoni, épouse de Johann Adolf Hasse et marraine du fils de Silvius Leopold Weiss. Le compositeur de très nombreux opéras et spécialiste du bel canto qu'était Johann Adolf Hasse avait beaucoup d'estime pour les compositions de Joseph Porsile ; il trouvait son style simple et expressif.

Les principaux opéras composés par Joseph Porsile pour la cour impériale furent « Sisara » sur un drame d'Apostolo Zeno, représenté en 1719, « Meride e Selinante » en 1721, « Spartaco » en 1726, « I due re, Roboamo e Geroboamo » en 1731, « Giuseppe riconosciuto » en 1733. « Davide » est un oratorio composé en 1724, sur un poème d'Apostolo Zeno.

On ne sait pas si Joseph Porsile jouait lui-même du luth, mais plusieurs tablatures pour cet instrument solo lui sont attribuées. Ces pièces, de très bonnes qualités musicales et instrumentales, ont vraisemblablement été composées dans le cadre de ses activités d'enseignement et de maître de musique. Elles sont conservées dans plusieurs manuscrits : A-ETgoëss V et VI, PL-Wu RM 4136, CZ-Pu II.Kk.73 et 78, A-KN 1255 et dans un manuscrit de Vienne : A-Wn S.M.1078.
Joseph Porsile se maintint dans sa position de musicien officiel à la cour de Vienne jusqu'à sa mort, qui survint dans sa soixante dix huitième année, le 26 mai 1750.


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